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Quelques notions sur le Tai Chi Chuan

Arts internes et externes ?

Depuis un texte allégorique datant du 17e siècle, les arts martiaux chinois se divisent en deux courants qualifiés d’interne (neijia) et d’externe (waijia). Le Tai Chi Chuan se classe ainsi dans la première famille alors que les styles Hung-gar et Choy Lee Fut sont des exemples de boxes externes. Malgré la nature artificielle de cette division, on peut considérer que le Tai Chi Chuan style Chen constitue un pont entre ces deux courants.

Style Chen

La boxe ancestrale de la famille Chen fut à l'origine de ce que l'on nomme aujourd'hui Tai Chi Chuan. Sa diffusion hors du clan eut lieu tardivement. Elle date de l'époque où Chen Changxing (1771-1853) transmit son savoir à Yang Luchan (1799-1872). Ce dernier propulsa cette pratique sur la scène pékinoise grâce à l'appui d'une famille aisée, les Wu. Le terme taijiquan (ou tai chi chuan) ne fut adopté qu'aux alentours de 1852. Par la suite, la discipline évolua conjointement avec la nation chinoise en développant une composante orientée vers l'entretien de la vitalité jusqu'à aborder le tai-chi comme une méditation en mouvement.

La première qualité recherchée dans le style Chen est la détente (song). Pour rendre le haut du corps léger, il faut d'abord fortifier le bas du corps (shang xu xia shi). L'essence de la pratique consiste ensuite en une succession de phases de compression (he) et de détente (kai). Enfin, deux caractéristiques bien spécifiques du style sont l’énergie « d’enroulement de la soie » (chansi jing) et les émissions explosives d’énergie (fajing). Tous ces principes ne doivent pas être vécus comme des contraintes par le pratiquant mais comme une méthode visant à éviter toute opposition frontale afin que le plus faible puisse augmenter ses chances face au plus fort.
 

Contenu des cours

Notre objectif est de transmettre l’art enseigné par le maître Wang Xian (19e génération du style Chen). Originaire du village de Chenjiagou (province du Henan), berceau du Taiji Quan en Chine, ce grand maître attache autant d’importance à l’amélioration de la santé qu’à l’efficacité martiale.

Le socle de la pratique est constitué par un enchaînement (taolu) à mains nues. En parallèle peut débuter un travail à deux sous forme d’applications martiales et de poussée des mains (tuishou). Pour les pratiquants plus avancés, des formes explosives (notamment les Poings Canons) ainsi que le maniement des armes (épée, sabre, lance, hallebarde, ...) complètent l’apprentissage.
 
 

Quelques liens vers le web

IRAP
Institut de Recherche des Arts du Poing (IRAP) de maître Wang Xian
Wang Xian
Site web en chinois de maître Wang Xian